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Techniques – Papercraft

Dans cette section je vais m’efforcer d’expliquer le plus de techniques possibles pour arriver à un résultat plus que convenable. Bien entendu, il n’y a pas une bonne technique, plutôt chacun la sienne, que l’on acquiert avec l’expérience. Ceci est juste un point de départ possible pour qui voudrait débuter sans savoir par où…

Donc commençons par le commencement : au tout début, un fichier récupéré sur le net, ou créé, ou issu d’une autre source, peu importe. Il est possible aussi d’avoir acheté un modèle pré-imprimé, auquel cas on peut ignorer ce qui suit et passer directement à la section découpe.

Donc ce fichier, il faut commencer par l’imprimer. Sur quel type de papier ? C’est une question souvent posée qui n’a pas vraiment de réponse toute faite, c’est selon les goûts de chacun, les habitudes, mais aussi fonction de la taille et de la géométrie du modèle. Après quelques montages on est capable de le déterminer au premier coup d’oeil.

Par exemple, les petites pièces seront plus faciles à former avec du papier relativement fin (100g/m² par exemple), alors qu’une partie plus large et plane aurait tendance à gondoler, voire se déformer sous le poids d’un modèle conséquent. Dans ce cas on peut, soit doubler la partie concernée, soit la découper dans du papier plus épais.

Pour ma part, je fais pratiquement tout en papier 160g/m², mais 120g/m² me semble un bon compromis pour débuter.

Un petit mot concernant l’échelle : on a toujours la possibilité de réduire un modèle, soit par goût de la précision, ou tout simplement par manque de place sur les étagères, ou encore pour mettre à la même échelle qu’un autre modèle. Il suffit pour cela de préciser le rapport de réduction dans les paramètres d’impression. Attention, pour rappel car l’amalgame est souvent fait, le fait d’imprimer 2 pages par feuille ne divise pas l’échelle par 2, mais par 1.414, soit racine de 2 (à condition que le format de feuille soit A4, A3, ou A5, etc…). Je n’aborderai pas ici le cas de l’agrandissement, qui est plus complexe, à moins simplement d’imprimer sur une feuille plus grande, par exemple passer de A4 à A3 (ce qui multiplie par 1.414 rappelez-vous).

 

Nous voilà donc avec quelques belles planches prêtes à découper. Les outils ont déjà été présentés dans la page matériel. J’utiliserai ici le cutter de précision.

– Commencer par enfoncer la pointe de la lame exactement dans l’angle de la pièce, puis tirer vers l’extrémité, jamais dans l’autre sens :

tech_coupe_01

 

– Dans les cas où un angle se présente à chaque extrémité, procéder de la même manière, mais en arrêtant la coupe avant la fin de la ligne, puis piquer dans l’autre angle et rejoindre le trait de coupe précédent :

 

tech_coupe_04

 

– Faire en sorte que la source lumineuse de votre plan de travail soit sur votre gauche pour les droitiers (à droite pour les gauchers) afin que l’ombre de la lame ne vienne pas gêner votre vision de la ligne à découper.

 

On a maintenant détaché complètement une pièce de la planche, il va falloir la mettre en forme puis la coller.

– Commençons d’abord par marquer les plis : Il n’y a pas vraiment de norme, mais les créateurs de modèles ont plus ou moins adopté la convention suivante :

 ‘ Dans le cas de tirets réguliers dits « pointillés », la face imprimée sera à l’extérieur du « V » formé, tandis que dans le cas de tirets irréguliers dits « trait d’axe », la face imprimée sera à l’intérieur du « V ».

 

tech_pli_05

 

C’est en tout cas ainsi que je conçois mes modèles.

Maintenant, comment faire pour marquer le pli sur l’envers de la feuille alors qu’il est repéré côté imprimé?

C’est très simple, il suffit de repérer à l’aide d’une pointe fine chaque extrémité du trait…

 

tech_pli_01

 

… puis de retourner la pièce, et tirer un trait entre ces deux points à l’aide d’un outil à marquer, dans mon cas une pointe émoussée, ainsi le pli est propre et bien rectiligne :

 

tech_pli_02

 

On marque ainsi tous les plis, y compris ceux des volets de collage. D’ailleurs pour ceux-ci, après les avoir pré-plié, je marque encore plus l’angle avec un plioir. Pour les parties plus fine et donc plus fragile, où nos gros doigts risquent de faire trop de dégâts, j’utilise une paire de brucelles droite que je place sur la partie imprimée, et je me sers du bord de celle-ci comme d’un guide et je repousse la languette, soit avec le doigt, soit avec un outil.

 

tech_pli_03

 

Voici donc notre pièce entièrement préformée, il n’y a plus qu’à coller.

L’ordre dans lequel procéder ne s’explique pas vraiment, c’est juste une question de logique. Voici comment j’ai procédé pour l’exemple choisi, étudiez ces images et essayer de comprendre pourquoi j’ai collé dans cet ordre précis.

 

Je commence par colorier les angles des volets, puis j’applique une petite quantité de colle vinylique à l’aide d’un applicateur de précision:

 

technique_collage_01

 

Je maintiens quelques instants, puis je continue :

 

technique_collage_02

 

technique_collage_03

 

technique_collage_04

 

Et nous voilà avec ce qui sera la paume de la main de Goldorak !

 

Voilà qui conclut cette première partie. Il n’est pas exclu que j’y ajoute des éléments plus précis, dès que mon temps libre me le permettra. N’hésitez pas non plus à visiter les deux forums principaux francophones cités ici, qui regorgent de techniques et d’astuces, ou à m’écrire si vous voulez que j’aborde un point précis.

 

Bon amusement !

Laul.

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